Bon vendredi à toutes, j’espère que vous vous portez bien!
Chose promise, chose due: je lance ici un nouveau fil de discussion sur les casques réfrigérants, aussi appelés cold caps.
Je publie surtout pour le bénéfice de mes sœurs turquoise, qui ne savent peut-être pas que la technologie est disponible ici au Québec, et pas qu’en Europe.
J’ai beaucoup d’informations à partager et vais tenter d’être concise, donc GO pour les points de forme. Ha Ha!
Le concept. Le concept, c’est celui d’un casque qui refroidit le cuir chevelu, ce qui a pour effet de resserrer les vaisseaux sanguins et de limiter la quantité d’agents chimiothérapeutiques qui atteignent les follicules.
Le casque. Il y existe 2 types de casques: l’un à système fixe (de type Paxman, le plus connu), puis l’autre, de type manuel. Dans ce dernier cas, la patiente a recours à plusieurs casques réfrigérants, qui sont conservés dans de la glace sèche jusqu’à leur utilisation. Ces casques sont remplacés à intervalles fixes de 20 à 25 minutes, afin que la température visée soit maintenue, puis la glacière, rapportée chez soi pour poursuivre le traitement (pour conserver ses cheveux). Ce premier système implique d’être accompagnée par une personne dévouée, organisée et dotée d’une certaine force physique pour manipuler la glacière et les changements de casques.
L’autre système lui (Paxman), est plus facile d’utilisation puisqu’il ne nécessite qu’un seul casque, mais son efficacité est parfois mise en doute puisqu’il y a rupture de l’effet réfrigérant lorsque la patiente quitte sa chaise de chimiothérapie: le casque est rattaché à un appareil portatif branché à de l’électricité.
Ni l’un ni l’autre des casques n’empêche la perte des cils ou des sourcils.
Efficacité. L’efficacité des casques est variable, et celle-ci peut dépendre de la rigueur avec laquelle une patiente applique les directives à la lettre (ou pas), mais aussi du type de traitement et du dosage reçu. Une certaine perte de cheveux est possible, mais généralement cette perte est beaucoup moindre que sans l’usage d’un casque.
Comment. Les patients doivent s’organiser de façon autonome pour louer et/ou acheter le matériel nécessaire.
Effets secondaires. Peu importe le type de casque retenu, le port de celui-ci peut entraîner des effets secondaires potentiels comme des maux de tête, des courbatures au cou, de l’inconfort et une sensation de froid durant le traitement. Ces effets sont temporaires.
Les ressources.
1. La fondation Garde tes cheveux est un organisme de bienfaisance enregistré et reconnu au Québec, elle accompagne les patientes en chimiothérapie voulant avoir recours au casque réfrigérant pendant leurs traitements. On se rend ici pour consulter leur site web, puis ici pour leur page Facebook.
2. C’est cette même Fondation qui m’a invitée à lire l’histoire de Sophie, qui partage en mots et en photos sa propre utilisation du casque, juste ici : uncancerencadeau.com. Un site fort utile, bourré de précieuses informations!
3. Sur Instagram, il y existe plusieurs hashtags sur le sujet, parmi lesquels #coldcapingsavemyhair, #coldcaping, #casquerefrigerant, puis le compte personnel de Sophie Reis, également baptisé @uncancerencadeau
Infos utiles
Au Québec, quelques centres d’oncologie (par l’entremise de leur fondation) offrent à leurs patientes la possibilité d’utiliser un casque réfrigérant, l’Hôpital de Gatineau par exemple.
Voilà!
Merci à toutes de bien vouloir continuer à alimenter ce fil, pour le bénéfice des femmes de notre communauté.
Fancy
*Cancer de l'ovaire Canada n'est lié d'aucune façon a cette publication, ni aux techniques décrites ou promesse de résultats.